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 Un homme à l'entrée

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MessageSujet: Un homme à l'entrée   Lun 04 Juil 2011, 13:15

Il pleut. Quelle merde que d'être sous un temps pareil. Il y a un homme sous le pavillon d'entré , il n'a pas bougé , il fixe droit devant lui tandis qu'il fume une bonne cigarette. Les gens presse le pas en sortant du taxi pour se précipiter vers la porte. Il les regarde sans la moindre expression. Regardez-les ces pauvre civiles qui fuit de simples goutelettes d'eau. C'est pathétique si vous voulez mon avis. L'homme à l'entrée ne se soucis pas de trucs aussi innocent. L'homme à l'entrée , c'est moi. De la nicotine à la gorge pour commencer ma journée , il n'y a que ça de vrai. Le meilleure moment de la journée selon moi. Mais comme toute bonne chose , mon batonnet blanc finit par s'user. Si quelques secondes plus tôt je l'ai aimé , maintenant je le jete misérablement par terre comme s'il n'avait jamais rien représenté. C'est la routine quoi : Tu aime et tu jete. Je retourne dans la bâtisse car mes heures de travail allaient bientôt débuter. Je me rend à ma section de journalisme. Je m'avance dans les allées sans jeter un moindre regard à ce qui m'entoure. Je regarde devant et justement, se présentant à moi , une jolie secrétaire s'avance. Je ralentit le pas et me retourne légèrement vers elle tandis qu'elle passait à coté de moi. Je pose une main sur son bras et lui offre un faible sourire amical laissant deviner que j'y avais à gagner.

« Rosie , dites-moi , vous avez eu mon interview ?
- Oui ! Vous allez être fière de moi , je viens tout juste de négocier et ça a été dur car son horaire ....... »

Dès que j'eus entendu son « oui » je ne l'écoutais plus. J'ai eu ce que je voulais et donc , sans entendre davantage son charabia , je passa à coté d'elle et reprit ma route jusqu'à ma cabine afin de m'asseoir à mon bureau. Je visionne mes derniers écrits que j'avais débutés la veille. Je commençais un article sur notre nouvelle étoile : Jules Macgregor. Un mannequin qui grimpais des échelons. Tout d'abord , il avait fait quelques publicités pour des marques et une fois qu'il a intégré Maxim , son nom a traversé toute l'Angleterre allant même jusqu'en Amérique. Les grandes marques demandait de ses services aimant bien ce coté chic et élégant qu'il exposait. Pourtant , ce qui attirait autant le monde vers cet homme , c'est le mystère qui l'entoure. Les journalistes ne parlent plus que lui dans l'aire. Moi ? Je n'en ai pas glissé un mot , à croire qu'il ne m'intéresse pas mais c'est tout faux. Je porte une oreille discrète aux potins qui circule et je les tri le plus possible. J'ai beau faire ça , le mieux est toujours de me faire ma propre idée. Je suis un esprit rationnel et rien ne calme plus ma curiosité que de voir le phénomène de mes yeux. Fort heureusement , Rosie est parvenue à m'avoir une interview. On aura beau avoir des soupcons sur l'intelligence des secrétaires, elles savent se montrer utile. Tandis que je tapais d'autres mots sur mon clavier , ma main se crispa tout d'un coup , créant un fléau de lettres sur mon écran. Je venais de réaliser que j'avais oublié de demander l'heure de mon rendez-vous. Je pris donc mon téléphone et je composa le numéro de la réception à l'entrée.

« Rosie Winstley à l'appareil
- Rosie , oui , à quelle heure cet interview ?
- Oh ! À 11h au restaurant Berkley mais il va surement arriver un peu en retard car il a un shooting qui est ...... »

Et j'ai raccroché la ligne. Je releva un peu la manche de ma chemise pour vérifier sur ma montre l'heure qu'il était. 10h27 : Oh j'ai le temps de faire encore quelques lignes mais pour ma part , rien ne valait mieux qu'une bonne première impression. Jules Macgregor n'était pas le premier artiste difficile que je dois interviewer. Il ne fallait pas que je perde de temps autrement , ma collègue miss Walls se jetera sur lui pour avoir une interview et qui sait ce qu'elle obtiendra. J'essayais le plus possible d'éviter d'obtenir les mêmes sujets qu'elle histoire de ne pas avoir à faire la course avec cette lionne du journalisme. Je savais me montrer efficace mais elle , elle était rapide. Je me leva subitement de ma chaise , prenant ma veste sur mon bras et je marcha en direction des plateau de shooting. Restaurant Berkley je sais mais je préférait l'attendre à la sortie du plateau. J'y suis arrivé. Je demeura immobile attendant patiemment. Je ne le voyais pas , il devait avoir terminé sa séance photo je présume. Je demeura là jusqu'à ce que je le vois. Il est tel qu'on le disais , élégant , mystérieux et chic. Tandis qu'il désirait passer la porte, je tendis la main vers lui pour me présenter.

« Monsieur Macgregor ? Je suis Aiden Lockwood , nous avons un rendez-vous il me semble non ?

Je fouilla dans la poche de mon pantalon et sortit mon paquet de cigarette. Je leva les yeux vers lui.

« Vous fumez ? Je ne sais pas pour vous mais j'aimerais bien me prendre une bonne cigarette »

Évidemment qu'il fumait et je le savais. J'ai d`éjà observé des photos de paparazzis où il se prenait tranquilement une bonne cigarette. Il y avait un homme à l'entré qui attendais là. Cet homme ne regardais pas autours de lui , il regardait vers l'avant, il le regardait lui , son interlocuteur. Cet homme à l'entré ..... C'est moi.
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MessageSujet: Re: Un homme à l'entrée   Mar 05 Juil 2011, 05:58

    Décidément il faisait toujours aussi mauvais à Londres, quand on ne crevait pas de chaud : il pleuvait comme vache qui pisse. Mais cela dérangeait nullement le beau brun qui aimait la pluie. Il entendait cette dernière tapait contre ses stores électriques. Combien de fois était-il tombé malade à force de jouer sous la pluie étant enfant ? Une sale manie qui lui a valu des remontrances de la part de sa mère et des rires de la part de son père qui prenait toujours soin de lui. En se levant c'est à lui que Jules pensa. Cela faisait maintenant trois ans qu'il était mort, trois de douleur pour Jules qui le cachait tant bien que mal pour ne pas paraître faible devant les médias. Seul dans son appartement il se sentait en sécurité, il pouvait être lui-même sans avoir à risquer de voir des détails dans les tabloïds. Il avait réussi jusque-là à protéger sa vie intime des vautours de journalistes s'amusant même à leur dépend en racontant des choses complètement fausses et irréel comme par exemple que son père était un alien ou que sa mère était la déesse Aphrodite et qu'il a hérité de toute sa beauté. Allongé dans son lit, il passa ses mains sur son visage et sentit des larmes coulées. Il ne peut pas s'empêcher de pleurer quand il pense à son père, surtout quand il était seul. Il n'avait pas envie de se lever, mais son portable sonnait encore et toujours pour lui rappeler ses shoots, pour afficher le numéro de son agent également. Il n'était que 7h du matin et la journée promettait d'être longue. Il décrocha au septième coup de fil de son agent :

    « Oui ?
    -Ah bah enfin ! Tu devrais déjà être prêt et être sur les chapeaux de roues !
    -Je sais, je sais.
    -Aujourd'hui tu as un entretien avec un journaliste de Maxim. Un certain Aiden...
    -Encore un ?
    -Si tu acceptais de dévoiler un peu ton passé tu ne serais pas harceler !
    -Je ne suis pas née de la dernière pluie, je sais que même après avoir parlé ils ne me lâcheront pas.
    -Quoiqu'il en soit il peut te propulser, c'est un reporter qui est assez connut et apprécier.
    -Ok ok j'irais.
    -Merci à 11h au restaurant Berkley ok ?
    -Hum... »


    Puis il raccrocha. Jules se leva d'un coup et alla vers sa cuisine, comme toujours il était en caleçon. Il fit son café avant de filer sous la douche, une serviette autour de sa taille allait suffire pour qu'il aille jusqu'à sa chambre et choisir ses vêtements. Son boxer Marvel allait être caché par un jeans huilé et son torse par une chemise blanche Calvin Klein avec des bordures et des surpiqûres bleus. C'est seulement après être fin prêt qu'il s'alluma une cigarette et bu son café. Deux muffins allaient faire l'affaire. Avant de partir il se parfuma avec « Le Mâle » de Jean Paul Gauthier et pris ses clés de voiture avant de fermer son appartement : direction les studios de chez Maxim.

    Arrivé sur son lieu de travail, il fila directement vers la salle de shooting et salua chaleureusement le photographe qui était un ami à lui. Ce dernier expliqua à Jules le déroulement de la session et lui pria d'aller rapidement se changer, sans aucune gêne, il se changea devant tout le monde pour le plus grand plaisir des yeux des gens autour de lui qui restait ébahit parce qu'il venait de faire. Le photographe rajusta légèrement sa cravate et le shooting commença. Il posait avec un mannequin qu'il connaissait bien puisqu'ils avaient été à la même école. Cette belle blonde était d'ailleurs déjà passé dans le lit de Jules mais c'est un secret professionnel.
    Cela n'a pas changé leur relation professionnelle. Au bout de trois heures sans pause, le photographe était satisfait et Jules avait besoin de sa dose de nicotine. Et puis l'après-midi il allait poser en boxer ce qui lui plaisait énormément. Mais pour l'instant il devait aller à son rendez-vous. Il remit ses vêtements personnels et se laissa même reculotter par le mannequin qu'il remercia en l'embrassant sans gêne devant tout le monde. Il laissa tout le monde sortir n'aimant pas être bousculé, il aimait se faire désirer que voulez-vous. Jules testait en même temps la patience du journaliste : il arrivait que ces derniers partent au plus grand plaisir de Jules. A peine Jules était sorti qu'un homme magnifiquement beau l'aborda, surpris Jules leva son sourcil avant de sourire au journaliste. Il marquait des points en venant chercher Jules.

      « Jules MacGregor, appeler moi Jules. Oui c'est exact. Votre collègue Kristine avait été en retard : vous marquez des points mon cher. Je peux vous tutoyer ? »


    Il serra sa main délicatement et remarqua qu'il avait la peau douce. Jules en déduisit qu'il devait prendre soin de lui : ce qui était une très bonne chose. Mais il ne lâcha pas la main du journaliste :

      « Hum... Lockwood n'est pas un nom d'ici, tant mieux j'aime les gens qui on voyagé. Décidément les journalistes de chez Maxim sont tous beau. »


    Jules lâcha enfin la main d'Aiden et accepta volontiers la cigarette :

      « Question rhétorique mon cher, demandez à un aveugle s'il veut voir. Merci bien. Je peux vous emprunter votre feu ? »


    Aiden intriguait Jules qui portait beaucoup d'importance aux premières impressions, aux premiers abords et Aiden marquait beaucoup de points. Il y avait ce quelque chose chez lui qui le démarquait des autres. Jules pris une bonne bouffer de nicotine avant de s'exclamer :

      « Gosh j'aime fumer ! La cigarette est le parfait exemple d'un plaisir inassouvis : dès qu'on la finit on a envie d'en reprendre une. Le plaisir dans sa perfection. »


    Jules fit un magnifique sourire à Aiden, contrairement aux autres journalistes il n'avait pas envie de le mettre mal à l'aise, car c'était son habitude : d'être infâme, détestable, salaud au possible. Mais il avait décidé d'être sympa avec Aiden.

      « Nous devions aller au Berkley c'est ça ? Mon agent va nous y attendre et sûrement d'autres journalistes pour nous écouter, je te propose donc de ne pas aller là-bas et d'aller autre part. Ça te va ? »
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MessageSujet: Re: Un homme à l'entrée   Jeu 07 Juil 2011, 12:00

D'un aspect extérieur , j'étais neutre et dépourvu de la moindre expression faciale si ce n'est qu'un simple sourire. Mais à l'intérieur , j'observais le mannequin le plus attentivement possible. J'ai toujours eu cette manie d'analyser les gens lors des premières rencontres. Je m'accroche à un défaut physique et plus tard , je m'en sert pour reconnaitre les gens. Ce n'est pas les visages qui me rappelle un nom , non , c'est leurs défauts. Peut-être était le fait qu'il était mannequin mais j'avais bien du mal à lui trouver une imperfection. Tout à fait à l'aise , souriant , sympathique. Un vrai homme de charisme. Pas étonnant que tout le monde s'y accroche , on s'y sent aussitôt très à l'aise.

« Jules MacGregor, appeler moi Jules. Oui c'est exact. Votre collègue Kristine avait été en retard : vous marquez des points mon cher. Je peux vous tutoyer ? »

Kristine ? Alors cette garce est déjà venue le voir , la poisse. J'aurais dû m'en douter après-tout , il faut être naïf pour croire qu'elle se serait contentée de demeurer assise à son bureau à écrire ses sujets. Je le sais bien , rien ne la rassasie plus que de voir une carrière sombrer dans l'échec. Je me souviens avoir mangé avec elle l'autre jour et pourtant , elle ne m'a rien dit sur le sujet. Je ne suis pas un de ses plus grands compétiteurs , elle le sait bien. Habituellement , nous discutons de nos sujets de rédaction sans la moindre gêne ne voyant pas l’intérêt de voler l'idée de l'autre. Dit-toi Aiden : Et même si elle l'avait fait ? Je serais venu quand même rencontrer cet homme. Ce n'est pas un article croquant qui m'attire jusqu'ici , c'est la curiosité. Je ne pense pas vraiment découvrir quoi que ce soit sur Jules Macgregor , moi , tout ce que je veux , c'est me faire ma propre idée. Je fais comme de rien , je conserve mon sourire , ma main tendue vers lui pour la serrer.

« Si je marque des points alors nous sommes à égalité puisque tu préfère le tutoiement, comme moi. »

Et voilà , le jeu des points est lancé. Je le défiais peut-être un peu en lui lançant cette petite compétition de : « Qui marque le plus de points » mais cela se faisait dans une ambiance tout à fait amicale. Dans le décompte nous en étions à : Jules 1 , Aiden 1. Je remarque qu'il me tient toujours la main , je ne la retire pas non plus. Mon visage devant le sien , je le regarde simplement sans lâcher cette expression que me suit depuis le début.

« Hum... Lockwood n'est pas un nom d'ici, tant mieux j'aime les gens qui on voyagé. Décidément les journalistes de chez Maxim sont tous beau. »
Je repense à ma carrière et au décevant fait que je n'ai pas voyagé comme je l'aurais voulu. Faire des reportages en Colombie comme mon père, voilà ce qui m'aurais plu. J'ignore encore ce qui me retient ici. Je ne suis pas homme qui s'empêche de vivre ses idées. Je suis celui qui fonce dès que quelque chose me vient en tête. Je n'ai pas peur du voyage mais j'aime aussi Londres et l'ambiance qui règne à Maxim. J'ai fait quelques voyages durant mes vacances, un pays différent à chaque fois. Je ne visite pas les pays typique aux touristes, je préfère la diversité. Je suis allé en Thaïlande , Pays Basque et j'ai fait l'Amazonie. C'était très peu selon moi mais j'ai encore le temps d'en voir davantage. Le confort de ma maison me comble davantage que l'aventure. Son compliment me plait , étrangement , il me donne malgré moi quelques espoirs mais également quelques doutes. Approfondir la question est une idée particulièrement alléchante.

« En effet , c'est Australien. Bien que cela m'intéresse , je ne resterai pas accroché à savoir d'où provient le nom Macgregor. Je connais la réputation qui te précède mon ami. »

Je ne suis pas là pour lui faire un interrogatoire. J'ai n'ai pas d'idées fixes en tête , je vais prendre ce qui passe tout simplement. Me dire d'où il vient me donnerais déjà une piste mais je sais qu'il ne se risquera pas à me le dire. Moi-même je ne le ferais pas. Les journalistes sont tous les mêmes , des sangsue dangereusement sympathiques. Vous vous attendrissez devant leurs yeux doux tandis qu'ils vous imaginent hypocritement enroulés sur vous-même sans le moindre sous. Il ne faut jamais faire confiance à ces saletés , pas même à moi. Il a lâché ma main , j'ai eu du mal à me faire à l'air vide qui caressait ma peau , il n'était pas aussi doux. Nous avons marché un peu afin de pouvoir sortir à l'extérieur , histoire de fumer.

« Question rhétorique mon cher, demandez à un aveugle s'il veut voir. Merci bien. Je peux vous emprunter votre feu ? »

Je sortis volontiers mon briquet de la poche de mon pantalons. Il ne me quitte jamais. À mon avis , le feu est l'outil qui a le plus servit l'homme depuis de nombreuses générations. Il a détruit certes mais c'est faute de ne pas avoir su s'en servir. Je lui tend mon feu d'abord , je comptait allumer ma cigarette après , question de politesse. Je lui adresse un sourire complice espérant qu'il se souvienne de nos paroles survenues quelques secondes plus tôt.

« Si je te le prête, tu seras bien forcé d'admettre que cela me fait un point de plus. »

Je le laisse allumer sa cigarette et tandis qu'il s'exclame , j'allume la mienne tout en l'écoutant. Il y a longtemps que ma mère veut me faire arrêter mais elle n'y est jamais parvenue. J'y ai déjà pensé mais je ne l'ai pas fait. Une idée parmi tant d'autre. Maintenant ce n'est qu'une simple idée oubliée. Dans l'instant où je fume ma cigarette , plus rien n'a d'importance.

« Gosh j'aime fumer ! La cigarette est le parfait exemple d'un plaisir inassouvis : dès qu'on la finit on a envie d'en reprendre une. Le plaisir dans sa perfection. »

« La pervesion telle qu'on l'aime. Regarder les affiches de maladie pulmonaire en en fumant sa cigarette juste devant , c'est se foutre de la vie. Être égoïste au point de ne pas soucier de soi-même juste pour se donner à la tentation jouissive d'une bonne cigarette. Oui mon cher , nous sommes deux. »

Je marmonnais cela les yeux rivés vers le bas , observant le sol encore trempés par les ravages de la pluie. Puis ce fut le paysage grisâtre qui se donna à moi , mon regard observant les rues juste devant.

« Nous devions aller au Berkley c'est ça ? Mon agent va nous y attendre et sûrement d'autres journalistes pour nous écouter, je te propose donc de ne pas aller là-bas et d'aller autre part. Ça te va ? »

Je tourne la tête vers lui et la première chose qui m'apparut fut son sourire. Il semblait parfait. Peut-être trompeur qui sait. Quoi qu'il en soit , ces paroles elle , m'amusèrent énormément. Je le regarde tandis que j'aspire un peu la fumée de ma cigarette et que je la souffle passivement dans l'air. J'ai approuvé sa demande d'un petit signe de tête. Moi , ça m'allait. Jules 2 , Aiden 1.

« Pour être franc , ça m'emmerde de poser des questions tout comme ça doit t'emmerder d'y répondre. Ça me va. Si on nous demande , l'entretient a été annulé. Mais si nous ne sommes pas là-bas , où serons-nous Jules ? »

Il s'agissait plus d'une proposition , je lui offrait de choisir l'endroit où il voulait aller. Un billard ne m'aurait pas déplu. J'aurais pu lui proposer mais je n'étais pas ici pour faire connaitre mes goûts à moi , j'étais ici pour connaitre ses goûts à lui. Navré , je suis journaliste , ne l'oubliez pas .....
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MessageSujet: Re: Un homme à l'entrée   Sam 09 Juil 2011, 17:22

    Le journaliste que Jules avait en face de lui semblait différent. Contrairement aux autres : il n'était pas à ses petits soins. Enfin Kristine non plus ne l'était pas, mais Aiden semblait cacher quelque chose que Jules avait bien envie de découvrir et même s'il s'avérait qu'il ne cachait rien : au moins il connaîtrait un peu plus cet homme élégant qui dégageait un charisme. Qui se ressemble s'assemble non ? Qui sait peut-être que Aiden deviendrait comme Kristine... Non sûrement pas mais bon il ne faut jamais dire jamais n'est-ce pas ? Aiden marquait des points en proposant un jeu : ça plaisait énormément à Jules.

      « Si je marque des points alors nous sommes à égalité puisque tu préfères le tutoiement, comme moi.
      -Pas de soucis, mais je serai curieux de savoir qu'est-ce qu'on gagne... »


    Un sourire en coin soulignait ses propos remplient de sous-entendus. Jules aimait jouer, mais il aimait surtout gagner alors imaginer quand au bout il y a un gros lot... Aiden n'a pas retiré sa main tandis que Jules continuait de la tenir, pourtant le mannequin pensait que cela allait le perturber et qu'il allait essayer de l'enlever mais bon ce n'est pas Jules que ça dérange : bien au contraire. Il était très tactile et peut-être même plus avec les hommes : il ne s'en cachait pas d'ailleurs. C'était naturel pour lui. Jules toujours aussi curieux n'avait pas hésité à souligner l'exotisme du prénom d'Aiden, en fait il avait dit cela légèrement au hasard n'étant pas sûr, mais vu qu'il avait un air confiant : cela passait comme une lettre à la poste. De plus il savait que le journaliste ne parlerait pas, après tout dans ce métier il faut toujours garder sa langue dans sa poche et ne jamais dire quoique ce soit sur son identité.

      « En effet , c'est Australien. Bien que cela m'intéresse , je ne resterai pas accroché à savoir d'où provient le nom Macgregor. Je connais la réputation qui te précède mon ami.

      -Mon nom est Ecossais évidemment. Pour le reste tu devras le deviner tout seul. »


    Un clin d'oeil suivi ses paroles. Jules était définitivement de bonne humeur, MacGregor était courant en Ecosse puisque cette famille faisait partie des clans. Après Jules ne sait pas si cela à un rapport mais il a toujours penser que oui. Vous imaginez si les journalistes prenaient ce filons ? Cela serait fun de lire ça dans les tabloïds.
    Jules pris le briquet d'Aiden en l'examinant : un vrai Sherlock quand il s'y met celui-la. Le mannequin se mit à rire quand Aiden rappela le jeu :

      « Si je te le prête, tu seras bien forcé d'admettre que cela me fait un point de plus.
      -Je te laisse le point avec plaisir. Cela fait donc 2 pour toi et 1 pour moi. »


    Décidément ce journaliste plaisait de plus en plus à Jules. Le courant passait bien entre eux. Néanmoins, Jules garda son esprit en alerte : prêt à se défendre à la moindre attaque, question. Après tout il devait se méfier de ce beau visage. Les méchants sont toujours beaux dans les films. Jules écouta Aiden attentivement même si ce dernier parlait dans sa barbe, fumant tranquillement il répondit après avoir expiré la fumée :

      « Ce n' pas faux, en même temps qui n'est pas égoïste dans le monde ? Tout le monde ne pense qu'à sois-même, une fois dans sa vie on a été égoïste dire le contraire serait mentir et être hypocrite - comme Socrate le définit c'est-à-dire comme le vice des vices, car c'est faire croire aux autres, mais surtout à sois même quelque chose. »


    Jules lisait régulièrement l'Apologie de Socrate par Platon, il aimait cette école de pensée qui est vraiment le berceau de la philosophie. Jules et Aiden se ressemblaient au fond finalement, mais si Aiden était comme Jules alors le mannequin devait se méfier. C'est sur ces premières paroles que Jules décida de ne pas aller là où on l'attendait mais d'aller autre part. Il attendait juste qu'Aiden accepte, s'il était comme lui cela ne lui poserait pas de problème.

      « Pour être franc , ça m'emmerde de poser des questions tout comme ça doit t'emmerder d'y répondre. Ça me va. Si on nous demande , l'entretient a été annulé. Mais si nous ne sommes pas là-bas , où serons-nous Jules ?
      -Dis-moi tu es voyant ? Ne t'en fais pas mon agent est habitué que j'annule mes interviews, c'est bien j'ai plus parler avec toi qu'avec le précédant journaliste. Et puisque ça nous emmerdes tous les deux alors emmerdons les gens qui nous disent quoi faire. Où ? Dans un endroit où personne ne nous attends... »


    Le mannequin fit un clin d'oeil complice à Aiden :

      « Et pour la peine on prend ma voiture. Elle est toute neuve autant l'user. »


    Sans un mot de plus il pris la direction du parking tout en gardant sa cigarette à sa bouche, vive les accès extérieurs au parking situé au sous-sol. Jules ne parla pas à Aiden pendant le trajet, il écrasa sa cigarette une fois sur le parking dans un cendrier posé à cet effet et se dirigea vers sa voiture. Il l'ouvrit et s'installa dedans, c'est seulement lorsque Aiden fut dedans qu'il lui reparla :

      « Pourquoi tu es journaliste si ça t'emmerde de poser des questions ? »


    Il mit le contact et boucla sa ceinture.

      « Tu me poses une question et je te pose une question et ainsi de suite ça te tente ? »

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MessageSujet: Re: Un homme à l'entrée   Mar 26 Juil 2011, 14:11

Chacun sa méthode , certain inonde leur victime de questions de sorte à les étourdir et obtenir des réponses sortis de nul part. D'autre joue sur la séduction , usant du mensonge et de belles paroles pour donner de faux espoirs à la célébrité questionnée et puis moi ...... Je compte les points.

« Pas de soucis, mais je serai curieux de savoir qu'est-ce qu'on gagne... »


Je remarque son sourire et le ton de sa voix me laisse voir des sous-entendu. Cela me plait énormément. D'ailleurs , je souris à mon tour de la même façon que lui. Peut-être je me trompais mais quelque chose me disait que nous étions sur la même longueur d'onde. Sans détacher mes airs et suivant le même ton que lui , je lui répondis donc après avoir soufflé ma fumée de cigarette.

« On gagne ce qu'on mérite de gagner .... Que méritez-vous de gagner Jules ? »

Lui demandais-je le plus naturellement possible ne laissant pas voir cette phrase comme un affrontement mais plus comme une question innocente. Ce genre d'homme n'était pas celui qui se laissait offusquer pour un rien , j'étais même convaincu qu'il le prendrait à la blague et me sortirais quelque chose comme des millions de dollars ou un bateau. Qui sait. À vrai dire , je me retenais de lui dire qu'il avait déjà gagné en quelque sorte. Il avait eu ma sympathie et une aisance de ma part à discuter avec lui. Jules Mcgregor était quelqu'un avec qui je parvenais à avoir des conversations enrichissantes. Ce n'était pas comme ce petit gringalet que je rencontrais chaque jour dans l'ascenseur et qui faisait constamment un commentaire sur la météo. « Hé Aiden ! Il faut beau aujourd'hui hein !? » ou sinon , c'est ma voisine de bureau , lorsqu'elle viens me demander un truc que pour se donner une raison de me raconter sa vie : « Oh Aiden , tu me passerais ton agrafeuse ? J'ai brisé la mienne parce que j'étais sur les nerfs et tout ça c'est de la faute de ce salaud hier soir , il a dit que j'étais grosse moi qui me force toujours pour bien manger et qui pensais à aller au gym c'est affreux. Je ne peux plus le supporter , il me rend malade. Oh Aiden , je suis contente que tu sois là. » Vous voyez , le genre de peuple qui a besoin de parler. Ni moi ni Jules en avions besoin, nous ne faisions que répondre au second.

« Mon nom est Ecossais évidemment. Pour le reste tu devras le deviner tout seul. »

À cet instant , la malice s'empara de mon regard et mon sourire qui plus tôt ne se dessinait que sur le coin de mes lèvres prit de l'ampleur. Deviner , c'est ce que je préfère à vrai dire. Fouiller pour la peine sans que la personne ne s'en aperçoive , mais quel délice, quel défi mais c'est là ma spécialité.

« Ça me convient , j'y travaille. »


Ce fut par la suite avec amusement que je l'observa inspecter mon briquet. Il pouvait bien se le permettre , je n'étais pas de ceux qui achète leur feu dans n'importe quel dépanneur du coin. Je ne suis pas un grand collectionneur mais j'aimais les choses pointilleuses, différentes et bien que ce ne soit uniquement pour allumer ma cigarette, je me réjouissait de voir sur mon outil quelques gravures et dessins bien fait au détail.

« Je te laisse le point avec plaisir. Cela fait donc 2 pour toi et 1 pour moi. »

Je leva une main amicalement pour lui signaler que j'acceptais le décompte avec joie.

« Ce n' pas faux, en même temps qui n'est pas égoïste dans le monde ? Tout le monde ne pense qu'à sois-même, une fois dans sa vie on a été égoïste dire le contraire serait mentir et être hypocrite - comme Socrate le définit c'est-à-dire comme le vice des vices, car c'est faire croire aux autres, mais surtout à sois même quelque chose. »

Ces paroles me frappa en plein visage, si bien que j’abaissais ma cigarette en l'observant. Ah ! Quelle joie que de voir une personne cultivé dans ce métier. Ça faisait changement des échalotes qui croit qu'on s'intéresse à leur régime particulier. Rien à foutre du nombre de carotte qui tu bouffe avant un repas , fais-moi plaisir et dit-moi plutôt que tu gonflais des ballons déguisé en coq avant de faire du mannequinat. Dans le cas de Jules, il était fascinant de voir que ces paroles, même si elles n'avaient aucun lien avec sa vie , soit riche en vocabulaire et en connaissances. Une personne de mon calibre si ce n'est plus. Je comprenais mieux les articles vantant son charisme légendaire et ses belles paroles. Jules était un homme brillant, ça se voyait tout de suite.

« Vous êtes un grand lecteur avec un penchant pour les philosophes sans doute. Enfin quelqu'un qui a du vocabulaire , c'est dur à trouver de nos jours. Une conversation enrichissante devient presque aussi dure à trouver que le pétrole.

« Dis-moi tu es voyant ? Ne t'en fais pas mon agent est habitué que j'annule mes interviews, c'est bien j'ai plus parler avec toi qu'avec le précédant journaliste. Et puisque ça nous emmerdes tous les deux alors emmerdons les gens qui nous disent quoi faire. Où ? Dans un endroit où personne ne nous attends... Et pour la peine on prend ma voiture. Elle est toute neuve autant l'user »


Ce n'est pas moi qui mettrais une objection à cela. Je jeta ma cigarette au sol et l'écrasa avec mon pied. Je le suivis sans glisser mot jusqu'à sa voiture qui comme il le disais si bien , paraissait neuve. C'était une belle voiture en plus de ça. Je m'installa à l'intérieur et eut le premier réflex de boucler ma ceinture. Deux accidents de voiture dans une vie , c'est suffisant pour encrer le réflex de la ceinture dans sa tête. Et puis là , arriva une question particulière , une drôle de question qui avait tout son sens.

« Pourquoi tu es journaliste si ça t'emmerde de poser des questions ? »
« Le métier de journaliste ne consiste pas seulement à poser des questions. J'aime trouver , pas creuser. C'est dénoncer les faits qui m'attire harceler les gens m’écœure puisque moi-même je dédaigne toute forme harcèlement courant , aussi futile qu'une question à titre personnel. Et puis , entre nous , il est bien trop facile de mentir à question.
»


Poser des questions quand on sait que rien de bon va sortir de la bouche de son interlocuteur , c'est construire un pont là où il n'y a pas d'eau. Je préférais analyser, discuter avec les gens et découvrir de moi-même le morceau manquant à toute cette façade. Les gens peuvent mentir face aux questions mais jamais devant les faits. Ce que je préférais davantage de mon métier , c'est l'écriture. Je sait comment user des mots pour exprimer mon idée et j'aime faire des sous-entendus dans mes texte et parfois même y insérer un sarcasme subtile. Mes textes étaient riches en surprise. C'était de ces textes que l'on relit plusieurs fois et que pourtant , nous découvrons une chose nouvelle à tous les coups.

« Tu me poses une question et je te pose une question et ainsi de suite ça te tente ? »


Hé bien , encore un jeu , ça me plait toujours. Cette fois , nous serons journalistes à deux car je ne suis pas de ceux qui aime raconter leur vie. La mienne n'a rien de très palpitante à vrai dire et il me semble donc évident qu'il n'y a rien à dire sur la question.

« C'est un marché respectable. Je donne les honneurs à mon invité de commencer »

Je ne voulais pas tout de suite lui tirer la corde au cou , je ne suis pas comme ça. Ça ne me gênais pas de me jeter à l'eau le premier , si ça pouvais le mettre à l'aise ensuite lorsque je lui poserais mes questions alors je le ferai. Enfin , cette interview n'avait plus rien d'une interview mais comme on dit : Chacun sa méthode
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MessageSujet: Re: Un homme à l'entrée   Mer 24 Aoû 2011, 12:32

    Aiden semblait différent des autres, c'était agréable pour Jules qui avait l'impression quelques fois qu'ils étaient pareils. En même temps ils faisaient tous les mêmes écoles il était donc normal que des traits communs se retrouvent. Mais il y avait des limites et parfois les ressemblances étaient insupportables. D'où la réticence de Jules à leur parler. Ces vautours à l'affût de chair fraiche déforme, remanie la vérité pour mieux satisfaire les envies, la curiosité les gens à savoir tout sur les stars pour éviter de penser à leur vie qui au fond n'est pas si différente. Jules était arrivé là par ses propres moyens, sans piston, sans même avoir à graisser la patte des gens. Il était fière de pouvoir dire que c'est à la force de ses bras qu'il s'est élevé.
    C'était la première fois que Jules voyait un journaliste agir de la sorte : surtout un homme qui plus est séduisant au possible. Une aubaine pour notre mannequin qui se jeta sur l'occasion pour faire des sous-entendus comme lui seul le pouvait : sans gêne, avec une délicatesse so british.

      « On gagne ce qu'on mérite de gagner .... Que méritez-vous de gagner Jules ?
      - Le droit de rejouer ? Ainsi nous pourrions nous revoir. »


    Jules répondait par des sous-entendus : qu'est-ce qu'il aimait ça ! Si tout les jours il pouvait avoir une pause déjeuner comme celle-ci : il accepterait avec plaisir ! Lui qui en ce moment avait besoin de changer d'air aimait cette nouvelle rencontre qui semblait déjà pleine d'avenir alors qu'elle venait de débuter. C'était sûrement le résultat logique de l'addition de deux hommes séduisants et cultiver qui se rencontrent. Pour continuer sur le thème du jeu, Jules lança une sorte de défi au journaliste : deviner. Après tout c'était à Londres que vivait le célèbre Sherlock Holmes non ?

      « Ça me convient , j'y travaille.
      -Je n'attendais pas moins d'un journaliste comme vous. »


    Le moindre détail compte, les gens restent sur les apparences, un briquet pouvait dire tellement de chose sur celui qui le possédait. Aiden n'était pas de ceux qui achetait un briquet pour le jeter par la suite. C'était un très belle objet, Jules en déduisit que c'était un homme qui aimait les belles choses, il n'y avait qu'à le regarder pour comprendre qu'il prenait grand soin de lui. On à la classe ou on l'a pas, Aiden faisait partit de ceux qui l'avait jusqu'au bout des doigts.
    Le décompte lui convenait : parfait. Un entretien ce passait bien lorsque les deux protagonistes étaient d'accord. Jules ne put s'empêcher de parler de Socrate : son philosophe préféré. Non pas qu'il voulait paraître pompeux aux yeux d'Aiden mais le mannequin aimait la façon qu'avait Socrate de voir les choses, de traduire les gestes des gens, mais avant tout d'être resté lui-même jusqu'à son exécution. Jules ne s'attendait pas à ce qu'Aiden soit surpris : bien au contraire il s'attendait à ce que ce dernier lui fasse une réflèction. Citer des philosophe pouvait agacer certaine personne et même si Jules en faisait parfois exprès : ici ce n'était pas du tout son but. Ce dernier lui adressa un sourire lorsque le journaliste le complimenta sur sa culture :

      « Vous êtes un grand lecteur avec un penchant pour les philosophes sans doute. Enfin quelqu'un qui a du vocabulaire , c'est dur à trouver de nos jours. Une conversation enrichissante devient presque aussi dure à trouver que le pétrole.
      -Il est vrai que j'aime lire un essai de Rousseau ou lire Épictète et ses lettres à Méricé. Je trouve qu'il est intéressant de voir que les hommes n'ont pas changés malgré les siècles d'expérience. Contrairement à certains fruits qui deviennent meilleurs avec le temps, les humains seraient des fruits à classé dans ceux qui avec le temps pourrisse. Nous devrions plus écouter nos ancêtres, ceux qui ont vécut même si par la suite nous nous forgeons seul. Je suis heureux d'avoir rencontré quelqu'un qui ne me dit pas que je suis snoob à parler de philosophie : c'est une chose bien plus rare encore. »


    C'était une façon pour Jules de se confier aux journalistes : il n'en disait pas trop pour laisser son interlocuteur sur sa faim. De toute façon Jules ne parlerait pas plus de sa vie personnelle, de ses opinions. Il avait une réputation à garder après tout. Sa voiture venait de sortir du garagiste, il s'était fait envie d'une belle voiture alors qu'il ne s'en sert quasiment jamais. Mais comme ça il pouvait la prêter à ses amis qui eux aimaient les voitures. Aiden s'attacha tout de suite ce que Jules apprécia : il ne supportait pas devoir rappeler aux gens de s'attacher quand ces derniers montaient dans sa voiture. C'était un automatisme pour lui. Le journaliste gagnait une fois de plus des points. Décidément. C'est peut-être pour cela que Jules n'hésita pas à lui poser une question qui lui trottait dans la tête depuis qu'Aiden avait dit que le métier de journaliste l'emmerdait. C'est avec attention qu'il écouta la réponse.

      « Pourquoi tu es journaliste si ça t'emmerde de poser des questions ?
      - Le métier de journaliste ne consiste pas seulement à poser des questions. J'aime trouver , pas creuser. C'est dénoncer les faits qui m'attire harceler les gens m’écœure puisque moi-même je dédaigne toute forme harcèlement courant , aussi futile qu'une question à titre personnel. Et puis , entre nous , il est bien trop facile de mentir à question.
      -Ce n'est pas faux. »


    Sa réponse serait à traduire par : « Je suis totalement d'accord avec toi ! » Aiden avait une façon de penser qui semblait lui être propre et qui ne ressemble nullement à celle de ses collègues. Au moins il avait la lucidité, la conscience de reconnaître qu'il était facile de mentir. Parfois Jules baladait les journalistes aussi facilement que de promener son chien dans un parc. Ils étaient si facile à avoir parfois que cela en était même ennuyant. Mais répondre aux questions faisait aussi partit de son métier de mannequin et il aimait bien répondre aux questions : surtout quand il arrivait à tournes les questions à son avantage. Jules savait qu'Aiden accepterait son petit jeu ce qui le ravit.

      « Qu'est-ce que les journalistes pensent de moi ? La plus part me lèchent les bottes pour que je parle, ils jouent leur faux-cul et j'aimerai bien savoir la vérité. »


    Jules conduisait prudemment, un accident est si vite arrivé... Il connaissait le chemin par cœur, il emmenait le journaliste chez un ami d'enfance qui tenait un pub Écossais. Il s'appelait le « Cornwell MacGregor » d'ailleurs. Ce n'était pas un hasard puisque c'est ici que Jules à commencer à travailler. En fait il est le deuxième patron de ce bar mais peu de personne le savent. Jules s'attendait à ce qu'Aiden demande et en même temps il ne savait pas si ce dernier poserait oui ou non une question sur le nom de l'enseigne. Jules verrait bien au moment voulut et contrairement à certaines fois où il n'était pas impatient de passer à la casserole : il était excitée à l'idée d'être interrogé par un homme tel qu'Aiden.
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Un homme à l'entrée

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